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LE SPORT, LA POLITIQUE ET MOI

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Twitter a de grandes qualités et quelques défauts. Je ne m’attarderai ni sur les unes ni sur les autres. J’en suis devenu un usager ‘maladif’ depuis presque deux ans, le seul réseau social que je privilégie. C’est une tribune exceptionnelle pour qui s’en sert et s’y exprime intelligemment et malheureusement parfois pour cette infime minorité qui y démontre que la bêtise humaine ne rétrograde pas.

J’y traite surtout de sport, mais aussi, ces temps-ci, beaucoup de politique. Ce que me reprochent certains, affirmant que je devrais m’en tenir au sport, que je ne suis pas un commentateur politique. C’est vrai. Je ne suis pas un commentateur politique, juste un citoyen qui profite du droit de commenter la politique, de faire part de ses états d’âme.

Pourquoi est-ce que je le fais actuellement avec une certaine intensité? Parce que crois que le Québec, que j’affectionne particulièrement, est en train de vivre une période cruciale de son histoire, une période qui va peut-être déterminer de sa survie à long terme.

Je crois plus encore que la langue française, que je vénère, est menacée. La langue, c’est l’identité d’un peuple. Et que certains francophones ne la respectent pas, au point de presque la mépriser pour certains, ça me dépasse. M’attriste.

Et je vais rester indifférent, fermer ma gueule parce que je ne suis «qu’un gars de sports»?? Meilleure chance la prochaine fois.

Cette passion du Québec et de sa langue, je la vis depuis fort longtemps. Dans les années ’60, j’ai été témoin du jeûne de Marcel Chaput, biologiste réputé qui a tout perdu parce qu’il était séparatiste.

J’ai aussi ‘vécu’ Octobre 70, vibré lors des discours de Pierre Bourgault, l’ultime tribun, célébré la victoire en 1976 du charismatique René Lévesque et du PQ, déploré ensuite les campagnes de peur des épouvantails à moineaux fédérastes, etc.

Cette passion du Québec, je le dois aussi à mon père, un ouvrier avec peu de scolarité, mais fier à ce point de sa langue que, dans les années ’40, il a refusé un job de contremaître parce que les boss anglos exigeaient qu’il s’adresse en anglais à ses compagnons de travail, tous francophones. Un homme fier de ses origines qui s’est, avec ces mêmes compagnons, débarrassé du syndicat américain pour faire place à une CSN naissante, dirigée par Jean Marchand.

Et maintenant ?

Les années ont passé, et au fil des décennies je suis devenu un vieux grincheux qui ressent plus que jamais une urgence d’aboutir à quelque chose, pour que le ‘Maître chez nous’ de Jean Lesage devienne enfin tout à fait vrai.

Un vieux grincheux trop vieux pour changer, vous le voyez bien!! Un ‘has been’, comme certains me qualifient. Vaut mieux être ‘has been’ que ‘never been’

Sinon? Je verrai le 4 septembre au soir.

Bloc-notes

>> PK Subban n’est toujours pas sous contrat avec le CH. Je l’ai écrit et le réitère: il y a là un je-ne-sais-quoi qui m’intrigue. Demandes trop élevées? Transaction majeure en devenir? Certains ‘rumeuristes’ mentionnent Chicago, d’où vient Bergevin. En fin de compte, le fait qu’il ne se passe rien démontre...qu’il se passe quelque chose.

>> A Québec, Marcel Aubut disait: ‘le meilleur est à venir’. A Londres, après les JO: ‘l’avenir est prometteur’. C’est comme le prochain but de Gomez: à venir!

>> Notes à Gary Bettman: «Le 15 septembre, Gary, le baseball sera presque en séries éliminatoires et la NFL amorcera sa saison. Les Américains, Gary, n’auront rien à foutre du hockey.»

 

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Mis à jour ( Mercredi, 22 Août 2012 09:07 )  

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